| Des cheveux couleur jais, frangés et coupés au carré. Une bouche carmin. Une garde-robe exclusivement noire, à peine ponctuée de blanc. La silhouette de Chantal Thomass est reconnaissable entre mille, icône de mode consacrée par les professionnels du style, connue et reconnue du grand public qui voit en elle la papesse des dessous chics.
Avec elle, la lingerie sexy, sensuelle ou simplement jolie, retrouve son rang d’objet de désir et fait découvrir aux femmes qu’elles peuvent être séduisantes et séductrices. Et surtout, qu’elles peuvent être belles, rien que pour elles. Petit à petit, la créatrice a étendu son univers à celui de la maison et de la décoration, et a ouvert sa boutique boudoir, au cœur de Paris, rue du Cherche-midi. Hyper féminin, l’endroit est incontournable pour les amoureuses des dessous.
Depuis 1998, elle redéveloppe, au sein de groupe Sara Lee, sa propre griffe: défilés, ouverture d’une nouvelle boutique parisienne en 2004, au 211 de la rue Saint-Honoré. Victoria’s Secret lui propose une nouvelle collaboration. Résultat : pas moins de six collections lui sont commandées chaque année par le géant américain de la lingerie. Aujourd’hui, les créations de Chantal Thomass, distribuées dans 18 pays, restent précurseurs d’un style glamour, ultra féminin, sexy qui a inspiré de nombreux créateurs…
En 2006, elle signe une licence de papeterie avec Atomic Soda et de lingerie de nuit avec Ratti et ouvre une boutique à Moscou. En 2007, elle sort pour Brandt la plus sexy et la plus glamour des machines à laver le linge. Cet automne, elle lance une collection de bougies chez Point à la ligne. Elle vient aussi de rhabiller la Fée Clochette pour les 15 ans de Disneyland Paris. Une superbe tenue qui sera vendue aux enchères en novembre avec les autres créations de nombreux couturiers au profit de l'UNICEF.
Frédérique de Granvilliers |