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[OLD] Luxe

Neuf artistes réinventent les sacs Icônes Louis Vuitton

Pascal Martinez-Maxima
by Pascal Martinez-Maxima Published on 20 septembre 2006

Grâce à son talent, Marc Jacobs a su réinventer les célèbres sacs Louis Vuitton. Aujourd'hui, la marque demande à neuf créateurs de célébrer ses "Icônes", dans une exposition à l’Espace Louis Vuitton.

Shigeru Ban, Sylvie Fleury, Zaha Hadid, Bruno Peinado, Andrée Putman, Ugo Rondinone, James Turrell, Tim White Sobieski et Robert Wilson* se sont réappropriés un modèle confié par la Maison en s’inspirant de la forme initiale d'un sac pour la sublimer. Chacun d’entre eux a laissé libre cours à son imagination, à travers une scénographie unique, totalement imprégnée d'un univers propre à chaque artiste.

La malle Wardrobe, conçue en 1875 pour être ouverte sur toute sa hauteur, équipée en outre d’une penderie, est l’un des bagages les plus emblématiques de l’histoire de Louis Vuitton. Elle permet aux voyageurs de gagner un temps précieux en leur évitant de déballer leurs effets personnels une fois arrivés à destination. Le Steamer Bag, premier sac souple lancé en 1901, est un grand modèle rectangulaire conçu à l’origine pour recueillir le linge usagé lors des traversées transatlantiques. En 1930, avec le lancement du Keepall, les bagages souples marqueront leurs vrais débuts dans l’histoire.
A l'époque, apparaissent aussi les premiers sacs de ville "branchés". Le Speedy, créé alors, est la version réduite du Keepall, tandis que le Noé naît en 1932 à la demande d'un producteur de Champagne désirant offrir cinq bouteilles de prestiges dans un beau sac.
Dans les années soixante les bagages souples deviennent les accessoires fétiches des stars et des mannequins. Avec l’invention de la toile Monogram en 1959, la collection des sacs de ville s’agrandit. Le Papillon (1966), dont les anses courtes rappellent les ailes d’un papillon, et le Bucket (1968), partenaire incontournable d’une sortie en ville, sont rejoints par le sac Alma, inspiré d’un sac similaire créé dès 1934. Enfin, entré par la grande porte, le nouveau Lockit, réédition d’un sac des années 1950, vient rallier les sacs Louis Vuitton et s’inscrit dans la lignée des icônes intemporelles de la Maison

Au fil du temps, Louis Vuitton a sû tisser des liens privilégiés avec le monde de l’art. L’arrivée de Marc Jacobs en tant que directeur artistique en 1997 a relancé la collaboration de la Maison avec les artistes. Avec le succès que l’on sait, tour à tour, il a embossé la toile Monogram sur un cuir verni, l’a imprimée sur du Lurex, l'a tissée, en jean ou en satin, et n'a pas hésité à inviter Stephen Sprouse ou Takashi Murakami à signer de leur empreinte la toile Monogram. Grâce à l’inspiration de ces artistes, en prise directe avec le monde contemporain, les icônes ont retrouvé toute leur jeunesse !

Marc Jacobs : "Je suis très fier et je me sens privilégié d’être dans une Maison qui me laisse la liberté de création, et qui encourage la participation d’autres artistes. L’idée d’une collaboration est toujours excitante. Néanmoins, ce qui fait l’icône n’est pas le seul fait du créateur ; c’est aussi le public, les médias, le monde. C’est l’acceptation de quelque chose devant laquelle on se retrouve, que l’on chérit. La liberté de création est une chose, mais son acceptation par le monde en est une autre"

A travers cette nouvelle exposition, l’Espace Louis Vuitton, lieu d’expression culturelle, affirme un engagement artistique fort. Il montre notamment les liens solides qui unissent la Maison aux artistes. Un événement à visiter absolument !

Commissaire de l’exposition : Hervé Mikaeloff
Scénographe : Jean-Michel Rousseau

Espace Louis Vuitton
du 15 septembre au 31 décembre 2006
ouverture : du lundi au samedi (12h00-19h00), les dimanches (13h00-19h00)
60, rue de Bassano – 101, avenue des Champs-Elysées 75008 Paris

Informations : 01 53 57 52 03 et sur www.louisvuitton.com

*Les Artistes :
Shigeru Ban
modèle Papillon
Après ses études d’architecture à la Cooper Union de New York, Shigeru Ban s’est installé à Tokyo. Il développe une architecture qui tend à harmoniser les différents rapports architectoniques, spatiaux, sociaux et environnementaux de chacune de ses réalisations. Il a été consacré en 1998 meilleur jeune architecte du Japon, avant de recevoir la grande médaille d’or de l’Académie française d’architecture (2004) ou encore le Arnold W. Brunner Memorial Prize in Architecture (2005). Il travaille actuellement sur le nouveau Centre Pompidou à Metz dont l’ouverture est prévue pour 2008

Sylvie Fleury
modèle Keepall
Artiste à l’œuvre protéiforme, Sylvie Fleury vit et travaille à Genève. Son œuvre consiste notamment à tisser, imaginer puis réaliser des liens entre l’art et la société, la mode et ses mécanismes. Ainsi elle détourne avec humour et un sens aigu de la mise en scène les objets de la vie quotidienne et particulièrement ceux liés à la consommation. Subtilement provocante, il émane de son œuvre un univers véritablement original.

Zaha Hadid
modèle Bucket
Architecte britannique d’origine irakienne, première et seule femme à avoir obtenu le Pritzker Prize (prix Nobel de l’architecture) en 2004, Zaha Hadid est l’une des architectes les plus en vue de sa génération. Elle vit et travaille à Londres. Au terme de ses études à l’Architectural Association de Londres, Zaha Hadid obtient le Diploma Prize en 1977. Elle entre alors au Bureau de l’architecture contemporaine et enseigne aussi à la AA (Architectural Association).

Bruno Peinado

modèle Speedy
Né en 1970 à Montpellier, où il a grandi entouré d’artistes et dans l’imaginaire d’intellectuels comme Edouard Glissant, Bruno Peinado vit à présent, entre deux voyages, en Bretagne. L’artiste s’approprie une multitude de signes et d’objets provenant des produits culturels. Ces références se croisent dans des installations composites qui mêlent dessins, sculptures, vidéos, sons et peintures sur différents supports.

Andrée Putman
modèle Steamer Bag
Andrée Putman, qui vit et travaille à Paris, met en scène des volumes épurés avec élégance, tant dans des appartements que dans des hôtels, galeries ou musées. Elle a reçu de nombreux prix dont le Grand Prix national de la création industrielle du ministère de la Culture (1995) ; le Stars of Design Award pour l’ensemble de son œuvre (Pacific Design Center Westweek de Los Angeles , 1997) ; le Modernism Design Award du Museum of Art de Brooklyn (1999).

Ugo Rondinone
modèle Lockit
Né à Brummen (Suisse) en 1964, Ugo Rondinone vit et travaille à Zurich et New York. Il a étudié entre 1986 et 1990 à la Hochschule für Angewandte Kunst à Vienne. Artiste reconnu sur la scène internationale des arts visuels, Ugo Rondinone réalise des peintures, photographies et installations vidéo qui échappent à toute classification.

James Turrell
modèle Wardrobe
Né à Los Angeles en 1943, James Turrell vit et travaille en Arizona. Après un diplôme de psychologie, James Turrell se tourne vers les beaux-arts qu’il étudie à l’université Irvine et à la Claremont Graduate School, en Californie. Exposé dans des musées et galeries du monde entier, son travail a été récompensé par des prix prestigieux, notamment les Fellowships Guggenheim et MacArthur.

Tim White-Sobieski
modèle Alma
Américain né en 1967 en Pologne, Tim White-Sobieski est diplômé de la Parsons School of Design et de l’université de New York. Ses installations vidéo ont fait le tour du monde. Elles ont été récemment exposées à Madrid, au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, et à New York, au Museo del Barrio, tandis que ses pièces expérimentales ont été projetées dans de grands festivals internationaux de cinéma, notamment à Locarno, Milan, Hambourg, Berlin et San Francisco.

Robert Wilson
modèle Noé
Né à Waco, Texas en 1941, Robert Wilson arrive à New York en 1963. Il suit des études au Brooklyn’s Pratt Institute, avant de signer ses premières œuvres dont le « King of Spain » (1969) et le « Deafman Glance » (1970), réalisées avec la Byrd Hoffman School of Byrds : un groupe expérimental d’artistes qu’il a fondé en 1968. C’est sans doute avec l’impertinent « Einstein on the Beach », mis en scène en 1976 au Festival d’Avignon puis au Metropolitain Opera de New York, que Robert Wilson s’est fait connaître. Avec son complice le musicien Philip Glass, il propose une allégorie insolente du génie du monde moderne.

by Pascal Martinez-Maxima

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