Vous jouez une scène intime avec Gérard Lanvin-Nicky Guazzini. Un moment très beau. Racontez-nous.
Oui. C'est une scène importante, ma préférée dans le film peut-être. Mon personnage, Léa, se laisse aller, elle tombe le masque et raconte son enfance, ses petits boulots. Confidences sur l'oreiller d'une femme qui se livre. Elle a quelque chose d'enfantin et de vrai à ce moment. Puis elle évoque un certain souvenir et là, tout bascule, c'est le blocage, l'incompréhension. C'est un moment fort.
Et jouer avec Gérard Lanvin ?
Un vrai bonheur. C'est un acteur qui joue de façon très instinctive. A certains moments, il parlait tellement naturellement que je ne réalisais pas qu'il jouait et j'en oubliais mes répliques ! C'est formidable car cela pousse à sonner juste et à aller vers plus de densité.
Votre personnage a une manière singulière de vivre son histoire d'amour...
Elle prend ce qu'on lui donne, mais elle n'attend rien non plus. Celal ne l'empêche pas de suivre sa route. En cela, elle ressemble à beaucoup de jeunes femmes d'aujourd'hui.