 |
|
Chez Emmanuel Ungaro, on s'était surpris à redemander chaque saison de l'effet volanté et de la mousseline à l'unisson. Avec Vincent Daré, fraîchement promu Directeur Artistique de la marque, il va falloir changer notre fusil d'épaule. Le créateur nous plonge dans un style hérité du temps jadis, quand la maison collaborait avec les artistes, Sonja Knapp et Gustin, le sculpteur allemand qui reprend du service pour les bijoux de cette collection. Pour le créateur, la bonne idée de la saison, c'est un nœud " drapé " - très Ungaro - qu'il utilise à foison sur la quasi-totalité des vêtements. Le chic s'inspire de l'Asie, les manches sont Kimono. Les mannequins s'affichent en manteaux étroits de crêpe de laine brodé. La faille de laine côtoie le taffetas imprimé " volutes " et les jacquards de laine sont incrustés de rubans. La fourrure s'étourdis en vert gazon, dans un esprit " swinging London " parsemée de fleurs contrastantes. Elle fond pour l'imprimé girafe ou cède aux reflets " argent " pour un manteau de vison. Quand il n'est pas interprété en robe longue orange, c'est dans un superbe coloris jonquille que le satin-cuir devient une robe du soir. Les lignes sont longilignes, à l'image des ensembles bermuda qui affinent la silhouette et dessinent la jambe. Les décolletés sont drapés, les jupes évasées. Avec ses modèles chiadés et son envie frénétique de tissus précieux, le créateur pourrait bien séduire, ou re-séduire, les adeptes d'un dressing élégantissime.
|
|
|
par P. Martinez-Maxima
photos : P. Leluch
|
|