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À la manière d'un bracelet géant de plastique qui enserrerait la taille ou d'une "ceinture obi" japonisante en cuir ou d'une élastiquée qu'Albert Elbaz rythme sa collection d'été pour Lanvin. Les saisons passées, le créateur nous avait habitué à un travail d'une grande beauté, féminin et remarquable pour son travail d'applications autour des nœuds, galons et rubans. Cette fois, il est un peu en dessous. Les effets de drapés dans le dos rappellent les kimonos, les vestes et les manteaux se croisent plaqués par des ceintures. Mais malgré une interprétation de la coupe admirable et quelques noeuds "Elbaziens" plaqués sur le côté, on s'ennuie. Le noir est récurrent et les rares imprimés japonisants et couleurs sourdes évoquent davantage le registre hivernal. Côté accessoires, un clip Orchidée (1928) signé Van Cleef & Arpels en or blanc et diamants vient ponctuer cette collection, mariant bijoux véritables et fantaisie. Des papillons de plastique batifolent sur les vêtements ou dans les cheveux des filles avec poésie et légèreté, les chaussures plateformes et à talons hauts sont dans un style classique, années quarante chic, à l'inverse des modèles flash à broderies outrancières, réalisées dans une palette de couleur criardes (n'est pas coloriste qui veut). Chaque cliente trouvera un modèle dans la lignée du style Elbaz à condition qu'elle se retrouve dans une silhouette Lanvin plus Design, plus stricte.
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par P. Martinez-Maxima
photos : P. O'Reilly
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