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Chaque saison, le maître Italien anime l'âme de la Haute-Couture. Il sublime la femme à travers un sens aigu de la coupe, un choix des tissus parfait et une maîtrise irréprochable de la technique. Les tailleurs défilent en rangs serrés avec des coupes près du corps pour un effet sculptural. Les lainages, noir ou ivoire, s'acoquinent avec la fourrure, les broderies ou le cristal. Chez Valentino point de répit pour les ateliers de broderie : Il faut que ça brille, que ça en jette ! Les passages, quasiment tous unis, laissent s'afficher un choix de couleurs facile à porter et très contemporain : ivoire, blanc, beige, bronze, noir, grenat, rubis, prune, améthyste et or viennent contrebalancer tous les noirs. Comme ses confrères, le couturier met l'accent sur les robes du soir cette saison. Elles n'ont pas leur pareil pour souligner les hanches et dévoiler les décolletés en fourreaux "riches", agrémentées de pampilles de jais, topaze ou de grenat. Un passage discret évoque le rouge Valentino, couleur emblématique du couturier, tout comme "le nœud", symbole favoris de l'Italien. Il s'inscrit brodé de strass, en trompe l'œil ou en forme de rubans, c'est le fil rouge du défilé. À la fin de son show, l'homme salue, en rendant un hommage à l'une de ses plus fidèles clientes haute couture, Nan Kempner, décédée la semaine dernière aux Etats-Unis.
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par P. Martinez-Maxima
photos : P. O'Reilly
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