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Si vous aimez l'or, vous allez être comblée. Au défilé d'Elie Saab, d'entrée de jeu, le ton est donné. Du sol en verre doré, au rideau du décor comme ressuscité des années disco, une fièvre dorée envahit la salle. Les filles apparaissent conquérantes, belles et confiantes. À l'exception des quelques passages beiges, toutes vont d'or vêtues. Leur modèle ? Dalida ou Sylvie Vartan, version seventies ! On remarque les combinaisons micro-short hautes sur la cuisse et on recense un flot de mini-robes, robes courtes ou robes babydoll. Elles sont, pour la plupart, ceinturées à la taille ou taille haute, parfois les deux. Pour distinguer les modèles de cette symphonie en or majeur, on note un travail conséquent autour de la manche. La coupe est pagode, trapèze, papillon, chauve-souris, bouffante ou évasée. Godets et volants flottent au vent, tandis que les volumes des robes gonflent selon la cadence du pas des mannequins. Les décolletés se déclinent en V, pointe ou bateau. Les modèles scintillent comme des pépites. Les tissus sont riches : lin lustré, faille de soie, crêpe Georgette, jacquard de soie, mousseline. Ils donnent le ton de ce cortège doré à l'unisson. Leurs caractéristiques sont ultra luxe, avec de riches détails pour les tuniques brodées ou des fonds de plis constellés de paillettes pour les robes. À la suite des événements récemment survenus au Liban, avec cette collection, Elie Saab délivre à son pays un lumineux message d'amour et de paix : "De couleurs, il n'y aurait point. Loin d'être endeuillé, la collection parlerait au contraire du soleil de Beyrouth, de sa vigueur, de l'énergie humaine, relayée par tout un peuple". Cette collection, ruissellement de looks dorés, surfe sur le retour de l'or en mode et reprend, en filigrane, les couleurs ambrées de la chaleur de Beyrouth. Tel un soleil qui réchauffe les cours.
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par P. Martinez-Maxima
photos : P. O'Reilly
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