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Barbara Bui inscrit un monogramme sur les premières tuniques qui ouvrent le défilé. On le retrouve ensuite sur des manches montgolfière en tissu dévoré. Ses robes droites, à plis plats, portées sur des tee-shirts de coton blanc, donnent dans le genre "tennis chic", tandis que des robes à pois déstructurées, en organza, lorgnent sur une vague fifties. Le blanc est de sortie, version monochrome, relayé par le marine clouté d'or et le gris moyen. Côté bermuda, les années quatre-vingt-dix sont de la partie, avec une option "cycliste", revue et corrigée sous le genou et parfois portée avec un petit manteau d'été court. Le pantalon est cigarette. Il galbe le mollet pour se terminer avec un zip caché. La créatrice peaufine ses recherches de coupe sur ses jupes ou ses salopettes qu'elle réalise en tissu cloqué marine. Elle souligne une robe chambray de zips "or brillant" ou travaille de jolis effets féminins sur des tee-shirts en jersey gris, d'ordinaire basiques. Pour les passages du soir, les tailles montent sous la poitrine et s'agrémentent d'incrustations de cuir métal, or ou argent, pour un effet design et habillé. La technique est axée sur les découpes de métal blond qui découvrent les chutes de reins ou les zips qui "cicatrisent" les robes. On apprécie les talons compensés "miroir" des chaussures, et on craque pour le look de la bottine d'été en cuir velours à bout ouvert. Moins ethniques que les saisons précédentes, cette collection élégante et épurée est toute aussi réjouissante, et on remarque le travail "clean-cut" de la créatrice, auréolé de cette touche si contemporaine qui la caractérise.
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par P. Martinez-Maxima
photos : P. O'Reilly
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