| CHRISTOPHE JOSSE |
|
 |
1/21 |
 |
|
Par Pascal Martinez-Maxima
Pour lancer l'activité de sa nouvelle adresse Haute Couture, ouverture prévue en septembre rue St-Honoré, à Paris, Christophe Josse fait une incursion dans le Berlin des années trente et lorgne du côté de Londres, période années soixante-dix. Résonance allemande pour l'incroyable bande son, qui marque le tempo du défilé, on est proche de L'Ange Bleu et de Cabaret.
Les passages jour font la part belle aux nervures, qu'il s'agisse d'un tailleur en tweed avec chauffe-épaules en cachemire ou d'un manteau à manches lampions travaillées. La blouse en mousseline opte pour la cravate, la pèlerine donne dans le tricot anthracite.
Spectaculaire, une robe charleston bois de rose à plis plats s'accompagne d'un cardigan rebrodé de tuiles d'organza et tulle moka, au col en chèvre lustré. Le boléro adore lorsque la plume se mêle à la maille, un blouson indécent en pince pour la finesse de la dentelle Chantilly. Dans le genre « poulette » de luxe -of course !-, une superbe robe en georgette «têtes d'épingles», découpée et brodée d'écailles de tulle, agrémentée d'une étole en mohair noir, rend hommage au style glamour chic des cocottes du temps jadis. On fond pour les robes longues du couturier, toutes en retenue, avec pour point de mire le somptueux modèle en organza mûr, nervuré et drapé de velours aubergine. Pour clore ce ballet au charme «old-school» revisité, la mariée apparaît vêtue d'une somptueuse et légère robe à traîne, coiffée d'une cagoule prodigieuse en tulle ouvragé.
Les fidèles de ce nouveau précepteur couture vont adorer les déclinaisons du maître dans sa ligne de prêt-à-porter à venir avec sa nouvelle adresse à la rentrée.
|
|