| Défilé FRANCK SORBIER |
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Dans le milieu de la mode, une rumeur persistante circulait au sujet de l’arrêt des collections de Franck Sorbier. C’était faux ! Apparemment, les propos du couturier, avaient été déformés par une journaliste à laquelle il avait déclaré arrêter ses "compressions" (son ex-matière fétiche) et non ses collections ! Pour preuve, son dernier défilé ne nous en a quasiment pas présenté.
Cette fois, le couturier avait choisi de s’adjoindre les services de Jacques Garcia, le décorateur de l’hôtel Costes ou du Café Marly à Paris. Grâce à lui, on aurait pu imaginer que le show prendrait une tournure follement déco : il n’en fut rien. Le cadre somptueux du théâtre du Palais-Royal écrasait littéralement le travail de Jacques Garcia. Son étalage de curiosités XVIIIe siècle, harpe, miroirs, squelette ou peaux de bêtes, et les éclairages des projecteurs auraient pu donner le change au décor d’une boîte de nuit de pacotille. Un loupé !
À chaque lever de rideau, les mannequins présentent un nouveau modèle. Elles apparaissent face au public, figées comme des statues, dans un décor de "cabinet de curiosités". On se délecte d’une belle veste sans manches en guipure et guirlande de fleurs rebrodée sur traîne en dentelle rebrodée noire ou de ce magnifique tailleur pantalon en lainage noir porté avec une chemise blanc cassé double georgette.
On craque pour une mini robe noire en radzmir rebrodé d'ex-voto, de paillettes métal et de perles de Tahiti, que le mannequin porte avec des cuissardes et de longs gants en cuir noir. Pour qualifier son travail, le couturier déclarait à l’agence de presse Reuters avoir voulu s’étonner lui-même. On peut le rassurer sur son sort et lui témoigner à notre tour notre perpétuelle dévotion.
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par P. Martinez-Maxima
photos : P. O'Reilly
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